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Alors que les villages de Mèze et de
Bouzigues sont installés sur d'anciennes presqu'îles avançant
dans l'étang, Balaruc-le-Vieux se tient au fond d'une crique
qu'il domine depuis une éminence. De cachet typiquement languedocien,
Balaruc-le-Vieux garde le plan circulaire imposé par des remparts
encore en place et ses maisons montrent quelques belles pièces
architecturales. Malgré son nom, ce village est nettement moins
antique que la station voisine de Balaruc les Bains, qui lui
fait maintenant de l'ombre : fondé dés le néolithique et développé
par les Romains, ce village disparut lors des grandes invasions
pour renaître de ses cendres au XVIe siècle, lorsqu'on eut découvert
les vertus curatives de ses eaux chaudes et de ses boues. Les
thermes contemporains de Balaruc voisinent ainsi avec des vestiges
romains et avec le pavillon Sévigné où le gendre de la marquise
venait soigner sa goutte.
En arrière-plan de ces deux Balaruc, point de vignobles pour
continuer l'horizontalité de l'univers lacustre culminant à
234 m au roc d'Anduze, c'est une vraie montagne qui s'élève
là avec La Gardiole, dont les versants sauvages, jadis livrés
aux moutons, recèlent pour unique trésor les ruines de l'abbaye
de Saint-Félix-de-Montceau. Plusieurs bourgs se sont par contre
installés de longue date au bas de ces pentes calcaires, la
plupart dans l'intérieur des terres, tel Gigean, où la belle
église romane Saint-Geniès..
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