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Bien que les premières cabanes de pêcheurs aient été édifiées
aux quatre canaux (à l'intersection du canal
du Rhône à Sète et du Lez ), c'est autour du fort de la
douane que le village a réellement pris naissance.
Construite au milieu du XVIII ème siècle, la redoute du fort
qui était emprisonnée dans le Château d'eau qui dominait les
constructions de la rive gauche a été reconstruite pierre
par pierre et abrite aujourd'hui le musée DUBOUT. De 25 habitants
en 1808, la population augmente rapidement pour atteindre
en 1984 le cap des 5000 Palavasiens. Dès le milieu du XIX
ème siècle, ce petit port intéresse les Montpelliérains.
Aux beaux jours, ils y viennent de plus en plus nombreux admirer
la mer et se régaler des produits de la pêche. Oh, il n'est
pas encore question de faire trempette! Les belles dames se
promènent sur la plage en tenue de ville bien abritées sous
leurs ombrelles, tandis que les messieurs arborent pour l'occasion
de splendides canotiers.
Pour les Palavasiens, ce goût des citadins pour la mer est
une aubaine. Pour arrondir leur revenu, ils organisent des
promenades en mer, louent des chambres aux visiteurs, et vendent
le produit de leur pêche à bon prix. Très vite les premiers
hôtels et restaurants ouvrent leurs portes pour accueillir
les touristes de plus en plus nombreux.
Relié à Montpellier
par le rail, Palavas connaît un développement accéléré. De
luxueux établissements s'installent sur chacune des deux rives
: le Grand Hôtel à gauche et le Grand Casino Granier à droite.
Tout y est prévu pour divertir les visiteurs : pièces de théâtre,
concerts, bals, jeux, spectacles divers et repas soignés.
Les bains de mer attirent une foule de plus en plus nombreuse,
et les belles rivalisent d'extravagance et d'impudeur dans
leur maillot plus ou moins moulant. Le canal, toujours en
fête quand il n'est pas trop ensablé, est le théâtre de nombreux
jeux nautiques : les joutes bien sûr, mais aussi la bigue
ou capelet, qui consiste à marche la tête haute sur un mât
savonné suspendu.
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